Rédigé par adminfrth le 2026-09-08 09:55:19 |
Partager : Facebook | X | Whatsapp | Linkedin Visits: 89
Nous vous expliquions dans une récente info que le média public néerlandais en charge de la partipation des Pays-Bas au Concours Eurovision de la Chanson Avrotros continuait son boycott en raison de la présence d'Israël et de la situation géo-politique dans cette région du monde.
Les évolutions qui ont suivi sont encourageantes.
Les médias commerciaux ne sont pas membres de l'UER ce qui ne leur permet pas de participer au Concours individuellement. Toutefois, dans certains pays (Israël ou Allemagne par exemple), le média public s'est associé quelques fois à un média privé pour assurer la gestion de la participation du pays à l'Eurovision. Le diffuseur privé se chargeant par exemple de la sélection de la contribution au travers d'émissions télévisées (finale nationale ou concours de talents...). Ces solutions permettent de partager le coût de la participation à l'Eurovision et souvent d'obtenir plus d'audimat sur les émissions de sélection.
Le groupe de médias privés TALPA détenant plusieurs chaînes de télévision aux Pays-Bas, a proposé à NPO (groupement des médias publics) de s'associer pour l'Eurovision 2027. Talpa propose de prendre en charge l'organisation d'une finale nationale télévisée et de prendre en charge le coût de voyage et séjour des artistes à Bourgas. NPO s'est contenté de remercier Talpa pour sa proposition sans y donner de réponse.
Hier, le webzine Spreekbuis.nl rapporte les questions qu'une députée néerlandaise pose au Ministre de de l'Éducation, de la Culture et des Sciences concernant cette situation de boycott.
Elle souhaite notamment savoir s'il est vrai que NPO ne sait toujours pas si le Concours Eurovision de la chanson sera diffusé en 2027. Elle demande également comment cela se rapporte aux obligations légales du diffuseur public et au fait que la finale du Concours Eurovision de la chanson figure sur la liste des événements relevant du décret sur les médias.
Par ailleurs, elle soulève des questions concernant l'évaluation d'AVROTROS. Elle demande au ministre si le refus de participer en raison de la présence d'Israël doit être considéré comme une prise de position politique, et où, selon le ministre, se situe la limite entre l'indépendance éditoriale et les choix politiques des diffuseurs publics.
Il est frappant de constater qu'elle s'intéresse aussi explicitement aux médias commerciaux. Elle souhaite également savoir si, dans une telle situation, les droits néerlandais de l'Eurovision pourraient être partagés avec des entreprises commerciales via l'organisme national (NPO) ou leur être cédés. Talpa a déjà indiqué la semaine dernière être disposée à coopérer à un festival de la chanson commun.
Mme Keijzer s'inquiète également de la place des médias publics néerlandais au sein de l'UER après de tels boycott. Autrement dit, l'image que renvoient les médias publics néerlandais à l'UER dont ils sont membres.
Ce n'est pas la première fois que des personnalités politiques néerlandaises interviennent dans ce dossier, démontrant que la décision d'Avrotros ne fait pas l'unanimité et continue de susciter de l'émotion.